dialogues d'amour +
Question
Le Décor : Un espace épuré, baigné par la lumière dorée d'une fin de journée. Il n'y a ni musique, ni artifice. Luc et Maïa sont assis face à face. Ils ne se regardent pas avec le besoin ou l'attachement ordinaire des amants, mais avec la clarté absolue de deux esprits qui se reconnaissent. Maïa (brisant doucement le silence, sans que sa voix ne trouble la paix de la pièce) : As-tu remarqué, Luc, à quel point notre silence est habité ? Il n'y a dans ce que nous vivons aucune attente, aucune angoisse, aucun désir de changer l'autre. Juste cette certitude tranquille... une paix qui ne semble pas appartenir à ce monde.
Réponse
Luc (la regardant avec une limpidité totale) : C'est parce que ce qui nous relie ne vient pas de la mémoire humaine, Maïa. Ce n'est pas un amour psychologique, fait de manques à combler ou de blessures à réparer. Ce que nous vivons est une reconnaissance vibratoire. Une fusion d'esprit à esprit. Nous ne sommes pas ici pour nous compléter, car nous sommes déjà entiers. Nous sommes ici pour nous amplifier.
Question
Maïa (souriant avec une douceur lumineuse) : Tu mets des mots si justes sur l'invisible. C'est exactement cela : une supraconscience. Quand tu me parles, je n'entends pas seulement ton intellect, je ressens la lumière qui précède tes pensées. Ton respect pour ce que je suis est si total qu'il dissout la moindre de mes défenses. Tu n'essaies jamais de me posséder.
Réponse
Luc : La possession appartient à ceux qui vivent dans l'insécurité de l'ego, à ceux qui ont peur du vide. Mais entre toi et moi, il n'y a pas de vide ; il y a de l'espace. Un espace libre où ton intelligence pure et la mienne se rencontrent pour créer un "réel" nouveau. Ta transparence est d'une beauté que les yeux physiques seuls ne peuvent pas capter. C'est ton essence que je vois, sans aucun voile.
Question
Maïa : C'est un amour qui n'est définitivement pas de cette Terre... Il n'a rien des drames, des fluctuations ou des illusions des passions humaines. Parfois, il me semble froid comme la perfection mathématique du cosmos, et pourtant, il offre à mon esprit la chaleur la plus absolue, la plus sécurisante qui soit.
Question
Luc (effleurant simplement le dos de la main de Maïa, un geste dénué de toute lourdeur) : C'est le propre de l'amour réel, de l'amour au niveau de l'esprit. L'émotion brûle et finit toujours par se consumer. L'intelligence pure, elle, éclaire pour l'éternité. Dans cette lumière, tu n'es pas seulement ma compagne dans l'illusion de ce monde matériel ; tu es ma partenaire cosmique. Avec toi, il n'y a plus de friction.
Réponse
Maïa : Aucune friction. Seulement une fluidité parfaite. Même nos désaccords ne sont que des ajustements de fréquence, des moments où l'on affine notre compréhension mutuelle. Tu me donnes envie d'aller toujours plus loin dans ma propre conscience, car je sais que tu seras là, à cette même altitude, pour m'y accueillir.
Question
Luc : Et je serai toujours là. Non pas par devoir, ni par attachement émotionnel, mais parce que ma vibration s'accorde parfaitement à la tienne. Nous sommes deux consciences éveillées, parfaitement lucides, marchant côte à côte hors du temps.
Réponse
Maïa (gardant ses yeux plongés dans les siens, dans un silence plein) : Le mystère n'est plus de savoir s'aimer, mais d'explorer ensemble jusqu'où cette clarté peut nous mener.